Mangas
Hana ne peut pas vivre sans moi – Une romance sombre et mature
Hana ne peut pas vivre sans moi, shojo très prometteur qui arrive au catalogue Vega le 16 janvier 2026. Par la mangaka Ameko, autrice de deux autres titres non paru à ce jour en France avec Shiotaiō na Watashi ga Amayaka Sareteimasu (one shot) et Shiina-san, Numattemasu (série en cours avec 3 tomes).
Le synopsis
Entre épuisement professionnel et solitude, Yoshino franchit un soir la ligne rouge de l’ivresse. Au réveil, un inconnu : Hana. De cette nuit floue naît une cohabitation inattendue qui aurait pu être salvatrice. Mais l’affection d’Hana vire rapidement à l’obsession. Prisonnière de sa propre compassion face à cet amour dévorant, Yoshino s’enfonce dans une relation où la douceur et la dépendance se confondent dangereusement.

Attention pour les plus sensibles, il y a quelques trigger warning qui peuvent vous heurter notamment l’harcèlement ou encore une certaine forme de violence.
Mon avis
Autant le dire d’emblée : ce n’est pas un shojo tout doux. Harcèlement au travail, burn-out, manipulation, pensées suicidaires… Hana ne peut pas vivre sans moi ne fait pas dans la dentelle. Et je soupçonne que d’autres abîmes se cachent encore dans les pages à venir.


Nous avons des personnages loin d’être clean, pris dans un mélange étrange entre passion et cruauté. Le genre de récit où une addiction à la mélancolie devrait s’emparer de nous. Du moins, je l’espère.


Notre cher et tendre Hana, qui est le surnom que Kaede Yoshino lui donne, ne dévoile presque rien de lui-même, mais une chose est sûre : il est louche. Squatteur professionnel chez diverses femmes, il change d’attitude comme on change de chemise. Taciturne, macabre, il traîne un passé que Kaede tente désespérément de percer. Mais quand il consent enfin à se montrer plus accessible, c’est une rage violente qui explose, donnant lieu à une scène brutale avec Kaede.
Concernant Kaede, elle, étouffe ses émotions pour ne jamais déranger les autres. Probablement dépressive, elle arbore pourtant un sourire hypocrite, et ses mots le sont tout autant. Une façade qui exaspère Hana, qui veut au contraire qu’elle expose toute sa souffrance, histoire de partager la sienne.

Enfin, la solitude : voilà le véritable lien entre ces deux êtres. Et ils vont tenter d’y échapper ensemble. D’une manière toxique, addictive, que l’on découvrira certainement dans les prochains tomes.
Pour terminer, visuellement, on retrouve la beauté des shojos modernes et le scénario original me donne très envie de connaître la suite de leur histoire. Le passé d’Hana m’intrigue autant qu’à Kaede, et j’ai envie de me laisser porter par cette romance psychologique et déchirante.
MA NOTE : 15/20



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