News Sport
CAN 2025 : le Sénégal renverse le Maroc à Rabat et décroche sa deuxième étoile
La finale de la CAN 2025 devait être une fête. Elle l’a été… mais dans un chaos que personne n’avait anticipé. Dans un stade Prince Moulay‑Abdellah incandescent, porté par un public marocain prêt à célébrer un sacre attendu depuis 1976, le Sénégal a finalement brisé le rêve du pays hôte en s’imposant 1-0 après prolongation, décrochant ainsi son deuxième titre continental, quatre ans après celui de 2021.

Une finale électrique, chaotique et inoubliable, où les Lions de la Teranga ont tenu jusqu’au bout
Le début de rencontre avait pourtant tout d’une grande finale : rythme élevé, duels intenses, intentions offensives des deux côtés. Rien ne laissait présager la tempête qui allait s’abattre sur Rabat dans les dernières minutes du temps réglementaire.
Un temps additionnel qui a tout fait basculer
À la 90e+2, le Sénégal pense ouvrir le score : Abdoulaye Seck dévie un ballon dans l’axe, Ismaïla Sarr surgit et catapulte une tête imparable dans les filets de Yassine Bounou.
Le stade se fige. Mais l’arbitre annule le but pour un accrochage sur Achraf Hakimi, sans intervention de la VAR. Première étincelle.
Quelques instants plus tard, c’est au tour du Maroc d’obtenir un penalty, Brahim Diaz s’écroulant dans la surface après un contact avec El Hadji Malick Diouf (90e+6). L’arbitre hésite, consulte les images sous la pression des joueurs, puis finit par désigner le point de penalty.

Le stade explose, les Sénégalais s’emportent, les tribunes s’enflamment. Le match déraille.
Les Lions de la Teranga quittent brièvement la pelouse, rappelés par Sadio Mané dans un rôle de médiateur inattendu.

Après vingt minutes d’interruption, Brahim Diaz s’avance… et manque sa panenka.
Un geste lunaire, qui apaise les tensions mais laisse un parfum d’incompréhension.
Le Sénégal frappe au meilleur moment
En prolongation, galvanisés par cette séquence folle, les Sénégalais reviennent avec une détermination féroce. À la 94e minute, Pape Gueye libère tout un peuple : une frappe puissante, déséquilibrée, qui vient se loger dans la lucarne de Bounou. Un but splendide, symbole d’une équipe qui refuse de plier.
Le Maroc, sonné, doit ensuite jouer à dix après la blessure d’Hamza Igamane, entré seulement quelques minutes plus tôt. Malgré un dernier sursaut d’orgueil, les Lions de l’Atlas se heurtent à une défense sénégalaise infranchissable, portée par un Édouard Mendy impérial.
Yassine Bounou, élu meilleur gardien du tournoi, retarde l’échéance avec une double parade exceptionnelle en fin de match. Mais rien n’y fait : le Sénégal tient, résiste, et s’offre une deuxième étoile au terme d’une soirée aussi épique que chaotique.
Le Maroc devra encore attendre
Pour le Maroc, cette défaite à domicile est un coup de massue. Le pays rêvait d’un second sacre, cinquante ans après celui de 1976. La génération dorée de Walid Regragui avait tout pour y parvenir, mais la finale s’est jouée sur des détails, des émotions, et un scénario qui a échappé à tout contrôle.
Le Sénégal, lui, confirme son statut de géant du football africain. Une équipe solide, mature, capable de survivre à la tempête et de frapper quand il le faut. Une équipe qui, malgré la confusion, n’a jamais perdu son fil.

À Rabat, les Lions de la Teranga ont écrit une nouvelle page de leur histoire. Une page arrachée dans la douleur, mais gravée pour longtemps.
You must be logged in to post a comment Login