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Coups de coeur

Crows – La naissance d’un mythe furyô dans un lycée sans règles !

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Crows est un manga d’Hiroshi Takahashi, publié en France chez Kana. Ce furyo mythique nous ramène dans l’un des lycées les plus mythiques du manga furyô, Suzuran, un endroit où la violence sert de langage, où les alliances se font et se défont à coups de poing, et où l’arrivée d’un nouveau venu suffit à faire vaciller tout l’équilibre.

Le Synopsis

Le lycée pour garçons Suzuran est un lieu où s’affrontent différentes factions de voyous pour obtenir la place de chef absolu de Suzuran.Actuellement, une bonne partie des élèves sont soumis au puissant Bandô, un élève de terminale. Seul le trio d’Ebizuka lui tient encore tête de façon ostensible.

Aux yeux de Bandô aussi, ces gars-là sont les derniers remparts à abattre avant qu’il n’impose sa domination sur Suzuran.Pourtant, l’arrivée d’un nouvel élève, Harumichi Bôya qui fait preuve d’une force au combat redoutable, pourrait bien changer les choses…

Mon Avis

Il y a des œuvres qui façonnent un genre, qui deviennent des fondations, des repères, presque des mythes. Crows fait partie de celles‑là. Dans l’histoire du furyô manga, c’est un pilier absolu, un titre qui a défini les codes avant même que beaucoup d’entre nous découvrent ce style. Pendant des années, on n’avait accès qu’aux films Crows Zero, qui ont été ma porte d’entrée dans cet univers de lycées déchaînés, de bastons codifiées et de personnages plus grands que nature. Et depuis tout ce temps, une seule question revenait chez les fans : “Quand est‑ce qu’on aura enfin Crows en France ?”. L’attente a été longue, presque frustrante, mais elle rend cette publication encore plus symbolique. Redécouvrir Suzuran aujourd’hui, avec son humour ravageur, ses gueules inoubliables et cette énergie brute typique des années 90, c’est toucher du doigt l’ADN même du furyô. Une œuvre mythique, enfin à portée de main

Ouvrir Crows, c’est entrer dans un lycée où les règles habituelles n’ont plus cours. Suzuran fonctionne selon un code brut, presque tribal, où chaque couloir peut devenir une arène et où la hiérarchie se construit dans la rue plus qu’en salle de classe. Takahashi ne perd pas de temps : on comprend que ce monde ne tient que par la force, la réputation et la loyauté.

Un furyo qui pose les bases d’un chaos parfaitement orchestré

Au centre de ce champ de bataille débarque Harumichi Bôya, un élève au comportement nonchalant, presque idiot en apparence, mais qui dégage une puissance naturelle impossible à ignorer. Il ne cherche ni la gloire ni le pouvoir, il ne s’inscrit dans aucune stratégie, et c’est précisément ce qui le rend dangereux. Là où les autres se battent pour régner, lui avance à l’instinct, sans calcul, sans peur, avec une désinvolture qui déstabilise tout le monde.

Ce manga prend le temps d’installer les forces en présence : Bandô, chef de terminale qui règne par la terreur ; le trio d’Ebizuka, qui refuse de plier ; les figures secondaires qui gravitent autour de ces clans et donnent à Suzuran son identité si particulière. Chaque confrontation sert à révéler un caractère, une rivalité, une loyauté, et on s’en doute, rien n’est gratuit : les coups échangés sont autant de dialogues que les mots ne parviennent pas à formuler.

Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, Crows n’est pas une succession de bagarres. Les affrontements existent, évidemment, mais Takahashi les utilise avec parcimonie. Ils arrivent au bon moment, avec un vrai impact, et laissent derrière eux des conséquences visibles, qui forgent des amitiés. Le reste du temps, le manga observe : les regards, les tensions, les provocations, les alliances qui se tissent. On sent que tout peut basculer à tout instant, et c’est cette tension permanente qui rend la lecture si addictive.

Le style est brut, nerveux, typique des années 90. Les visages sont expressifs, les silhouettes marquées, les scènes de combat lisibles et efficaces. Takahashi ne cherche pas l’esbroufe : il veut transmettre une ambiance, une rugosité, une énergie de rue. Et ça fonctionne. On sent la poussière, le béton, la sueur. On sent surtout que chaque personnage a une présence, un charisme, même dans les cases les plus simples.

Crows est une entrée en matière solide, presque explosive. Il pose un univers où la violence n’est pas un spectacle mais un mode d’expression, où les garçons se débattent avec leur fierté, leur solitude, leur besoin de reconnaissance. Harumichi Bôya apparaît comme un électron libre capable de tout renverser, et son simple passage dans les couloirs suffit déjà à faire trembler les équilibres.

On referme ce volume avec l’impression d’avoir mis un pied dans un monde qui ne pardonne rien, mais qui possède une cohérence, une intensité et une humanité rares. Et surtout, avec l’envie de voir jusqu’où Bôya peut aller — et qui osera vraiment lui barrer la route. Un véritable coup de coeur !

MA NOTE : 19,5/20

🫀 Founder Kazoku , anciennement skendolero.fr. ⛩️ Travel - Japon - Manga

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