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Ciné & Séries

Vecna : Les inspirations glaçantes derrière le grand cauchemar de Stranger Things

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Depuis son apparition dans Stranger Things, Vecna s’est imposé comme bien plus qu’un simple “grand méchant”. Il est devenu un méchant culte de la pop-culture ! Même si certains l’ont parfois critiqué, cette menace qui ne court pas, ne hurle pas inutilement, mais observe, manipule et détruit avec un calme presque religieux. Et si le personnage marque autant, ce n’est pas un hasard. Derrière Vecna se cache un empilement d’inspirations réelles, mythologiques et horrifiques, soigneusement entremêlées par les frères Duffer et sublimées par le travail de Jamie Campbell Bower.

Nous sommes le 2 décembre, le final est déjà passé, et avec le recul, Vecna apparaît clairement comme l’un des antagonistes les plus travaillés de la télévision récente. Un monstre, oui. Mais surtout un prédateur idéologique.

Un gourou avant d’être un monstre : l’ombre de Jim Jones

L’une des inspirations les plus dérangeantes de Vecna ne vient pas du cinéma d’horreur, mais de la réalité. Jamie Campbell Bower l’a lui-même confirmé : pour incarner Mr. WhatsIt, l’ami imaginaire au visage rassurant, il s’est inspiré de Jim Jones, le gourou du Temple du Peuple.

Jim Jones, responsable du drame de Jonestown en 1978, a marqué l’Histoire par sa capacité à manipuler psychologiquement des centaines de personnes, jusqu’à les conduire à un suicide collectif largement forcé. Ce qui intéresse Bower ici, ce n’est pas la violence frontale, mais le langage, l’emprise douce, presque affectueuse. Le choix des mots. Le “nous” à la place du “vous”. L’idée de famille, de protection, de communauté.

C’est exactement ce que dégage Mr. WhatsIt dans Stranger Things. Il ne fait pas peur au premier regard. Il rassure. Il s’adresse aux enfants, s’insinue dans leurs pensées, se rend indispensable. Vecna ne se contente pas de tuer : il recrute, il façonne, il soumet. À ce stade, il n’est déjà plus un monstre, mais un gourou.

L’ami imaginaire et la peur primitive : l’homme au chapeau

Cette facette humaine de Vecna puise aussi dans une légende urbaine troublante. Celle de l’homme au chapeau, une figure que des dizaines d’enfants auraient dessinée indépendamment les uns des autres dans les années 60 : un homme grand, sans visage, coiffé d’un haut-de-forme.

Ce même personnage apparaît régulièrement dans les témoignages de paralysie du sommeil, partout dans le monde. Immobile. Silencieux. Observateur. Toujours à la frontière du réel.

Mr. WhatsIt reprend exactement ces codes. Une silhouette familière, presque élégante, mais profondément dérangeante. Une peur universelle, archaïque, que le cerveau humain semble capable de générer spontanément. Et comme Vecna, il ne surgit pas d’un placard : il attend que tu le remarques.

Pinhead, Freddy Krueger et l’horreur qui prend son temps

Côté cinéma, Jamie Campbell Bower ne s’en est jamais caché : Pinhead, de Hellraiser, est une référence majeure pour la posture et la démarche de Vecna. Un antagoniste posé, réfléchi, presque chirurgical. Pinhead ne court jamais. Il sait qu’il a le contrôle. Vecna fonctionne exactement sur ce principe. (Courir l’aurait quand même aidé à atteindre ses objectifs 2 ou 3 fois, mais il ne voulait pas et c’est OK).

Mais impossible de ne pas penser aussi à Freddy Krueger. Comme lui, Vecna attaque dans un espace mental. Il exploite les traumatismes, les peurs enfouies, les souvenirs douloureux. Ses victimes sont piégées dans leur propre esprit, incapables de distinguer le rêve de la réalité. Là où Freddy était sadique et provocateur, Vecna est méthodique, froid, presque clinique.

Les équipes artistiques ont également cité des influences plus larges : Dracula, Voldemort, cette idée du mal ancien, intellectuel, convaincu de sa supériorité morale. Vecna ne se voit jamais comme un tyran. Il se voit comme un libérateur.

Donjons & Dragons : Vecna, le dieu-liche

Le choix du nom n’a évidemment rien d’anodin. Dans Donjons & Dragons, Vecna est un liche, un sorcier devenu immortel, obsédé par le pouvoir et la domination des plans d’existence. Il incarne la connaissance interdite, la corruption de l’âme par l’intellect et la volonté.

Dans Stranger Things, cette inspiration devient narrative. Vecna est un ennemi de l’esprit avant d’être un ennemi du corps. Il manipule les dimensions, cherche à fusionner les mondes, à remodeler la réalité selon sa vision. Le Monde à l’envers n’est pas qu’un monde parallèle mais un outil qui l’aidera à atteindre son but.

Henry Creel : le loup déguisé en agneau

Ce qui rend Vecna si troublant, c’est aussi sa double lecture. Lorsqu’il est Henry Creel, il reste une part d’humanité. Une enfance brisée, une solitude profonde, un rejet du monde tel qu’il est. Mais cette humanité ne mène jamais à la rédemption. Elle sert de justification.

Jamie Campbell Bower l’a résumé parfaitement : Vecna est un loup déguisé en agneau. Même lorsqu’il semble vulnérable, ses intentions sont déjà destructrices. Il ne cherche pas à sauver le monde. Il cherche à le refaire à son image.

Vecna est sans doute le personnage qui synthétise le mieux l’ADN de Stranger Things. Un mélange de pop culture, d’horreur pure, de références geek et de terreur bien réelle. Un monstre qui ne repose pas uniquement sur son apparence, mais sur ce qu’il dit, ce qu’il promet, et ce qu’il enlève.

Et une chose est sûre : si Vecna marque autant, c’est parce qu’il ne nous fait pas seulement peur physiquement, il a cette part d’humanité qu’ont les grand méchants du cinéma, ce côté humain qui le rend encore plus inhumain !

🫀 Founder Kazoku , anciennement skendolero.fr. ⛩️ Travel - Japon - Manga

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