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Junk World : Takahide Hori revient avec un préquel ambitieux, en salles le 13 mai
Takahide Hori, maître autodidacte du stop‑motion et créateur du film culte Junk Head, revient avec Junk World, un nouveau long métrage d’animation de science‑fiction qui s’annonce déjà comme un événement. Le film sortira au cinéma le 13 mai.

Un voyage dans le temps et les dimensions, mille ans avant Junk Head
Dans un futur lointain, une équipe d’humains, de clones et de cyborgs explore un empire robotique souterrain, mais tombe dans une embuscade de cyborgs rebelles.
Un voyage dans le temps et les dimensions plus de mille ans avant JUNK HEAD.
Ce préquel plonge dans les origines du monde souterrain imaginé par Hori, en explorant les racines de ses conflits, de ses créatures et de ses mystères. Là où Junk Head suivait un héros solitaire, Junk World élargit l’échelle et s’intéresse à une équipe entière, confrontée à une menace mécanique et dimensionnelle.
Takahide Hori, un artiste total
Né en 1971 dans la préfecture d’Oita, Takahide Hori n’a jamais suivi de formation cinématographique classique.

Diplômé d’un lycée d’arts plastiques, il travaille d’abord dans le design d’intérieur tout en développant des projets mêlant peinture, sculpture, fabrication de poupées et marionnettes. C’est en 2009 qu’il se lance dans le cinéma, apprenant le stop‑motion seul, grâce aux livres et à Internet.
En 2013, après quatre ans de travail, il publie Junk Head 1, un court métrage de 30 minutes mis en ligne sur YouTube. Le film attire immédiatement l’attention de producteurs et de réalisateurs du monde entier et remporte en 2014 le Prix du Meilleur Film d’Animation au Festival de Clermont‑Ferrand. Hori se lance alors dans la production du long métrage Junk Head, sorti en 2017 au Japon, présenté au Festival de Gérardmer et récompensé de la Cigogne d’or au FEFFS 2021 avant de sortir en France en 2022.
Junk World est son deuxième long métrage, un projet titanesque auquel il a consacré trois ans. Il en signe le scénario, l’image, le montage et co‑compose la musique avec Erina Koyama. Une démarche artisanale rare, qui donne à son cinéma une identité visuelle et sonore unique.
Une œuvre déjà remarquée en festivals
Le film, produit par Yousuke Toba, a été sélectionné dans plusieurs compétitions prestigieuses :
- Festival International du Film Fantastique de Gérardmer
- Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2025
- Paris International Fantastic Film Festival 2025
Avec son esthétique brute, ses marionnettes détaillées et son univers dystopique, Junk World s’inscrit dans la lignée des œuvres de science‑fiction artisanales qui marquent durablement l’imaginaire.

Animation en stop‑motion, univers mécanique labyrinthique, créatures hybrides, voyage temporel… Junk World promet une aventure dense et sensorielle, fidèle à la vision de Hori. Là où beaucoup de films d’animation misent sur la fluidité numérique, Hori revendique une matière palpable, un monde fait à la main, où chaque décor et chaque personnage porte la trace du geste artisanal.
Cette approche donne à Junk World une atmosphère unique, à la fois étrange, immersive et profondément humaine malgré son cadre robotique.
Le film sortira le 13 mai dans les salles françaises.
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